AFIR : Comment mettre en place une infrastructure de paiement évolutive et conforme pour les réseaux de recharge
Avec déjà plus de 550 000 bornes en Europe, le nombre de bornes de recharge électrique augmente rapidement. Près de la moitié de ces bornes se trouvant dans le Benelux et en Allemagne, il reste clairement beaucoup à faire dans l'UE. Un nouveau règlement sur le déploiement d'une infrastructure pour carburants alternatifs (AFIR) vise à augmenter le nombre de bornes de recharge électrique accessibles au public en Europe et appelle également à une expérience de recharge plus simple pour l'utilisateur. Mais il impose aussi des obligations exigeantes aux opérateurs de points de recharge, notamment en matière de paiement.

L'AFIR et les paiements
Le règlement AFIR garantit que le paiement sur toutes les bornes de recharge pour véhicules électriques en Europe sera harmonisé et simplifié. Ainsi, à partir de 2024, tous les points de recharge devront être accessibles sans abonnement ni inscription préalable et accepter le paiement sans contact par carte de crédit et de débit. Les conducteurs de véhicules électriques doivent pouvoir bénéficier des mêmes options de paiement que celles auxquelles ils sont habitués dans les stations-service.
C'est plus facile à dire qu'à faire. Les propriétaires des bornes peuvent être des réseaux de recharge qui fournissent uniquement l'infrastructure, mais aussi des fournisseurs d'énergie. Il existe par ailleurs des organisations qui utilisent cette infrastructure pour proposer le service de recharge : de grandes enseignes équipées de bornes sur leurs parkings, voire des communes. Au bout du compte, c'est le propriétaire de l'infrastructure qui est responsable des paiements sur les bornes : il doit permettre aux consommateurs de payer facilement par carte de débit ou de crédit ou par QR code, et veiller à ce que chaque bénéficiaire reçoive la part qui lui revient.

Les propriétaires de bornes ne peuvent pas agir en tant que prestataire de paiement
Un obstacle majeur à une gestion autonome est la réglementation européenne PSD2. Selon cette réglementation, ils ne peuvent pas agir en tant que prestataire de services de paiement sans la licence requise. Le propriétaire de l'infrastructure n'est pas non plus autorisé à utiliser un compte séquestre pour mettre en place un flux de paiement entre les bénéficiaires. Et le faire correctement alors que ce n'est pas votre cœur de métier peut constituer un obstacle de taille. Pour se conformer à la PSD2, offrir une expérience fluide aux consommateurs et ne pas avoir à se soucier de la scalabilité, les propriétaires d'infrastructures de recharge peuvent envisager de collaborer avec un prestataire de services de paiement spécialisé dans les plateformes (PSP de plateforme).
En bref : vous n'êtes pas autorisé à recevoir, détenir et/ou répartir des fonds de tiers si vous ne disposez pas d'une licence de paiement
Travailler avec un prestataire de paiement garantit automatiquement :
la conformité PSD2, puisque le PSP de plateforme dispose déjà de la licence requise
l'onboarding des nouveaux marchands du réseau via le Know your Customer (KYC)
les paiements multi-split : au moment de la transaction, le paiement est automatiquement réparti entre toutes les parties concernées.
des connexions à jour avec les moyens de paiement et une expansion facile vers d'autres pays.










